La philosophie, c'est fondamental pour avancer dans la recherche/connaissance de la vérité.


​Peut-on avancer dans la recherche de la vérité ou pas ?



A développer

Pour les lecteurs catholiques de ce site, voici ce qu'écrit le Père Marie-Dominique PHILIPPE dans son livre : "Les trois sagesses" :

​"Si je regarde attentivement saint Jean, je vois qu'il y a chez le chrétien place pour un philosophe. Et pour moi le concile Vatican II a été le signe que l'Église demandait cela, puisque Vatican II nous demande l'ouverture au monde. Je ne peux pas comprendre l'ouverture au monde sans la philosophie, c'est-à-dire sans la compréhension de l'homme. Et une compréhension de l'homme au très grand sens, pas un système ! Car dans un système on retrouve l'apologétique — on plaide pour son système. Mais on n'a pas à plaider pour un système : on cherche la vérité, et on la recherche partout. On la possède plus ou moins, ou plutôt on est plus ou moins possédé par elle — mais cela, c'est une autre question."




Les études donnent des compétences, seule la philosophie forme l'homme

L'affirmation ci-dessus est le "slogan" d'un institut de philosophie —L'ISJ (Institut Saint Jean, à Boulogne-Billancourt)—, et je le trouve très juste. 

​Evidemment les sciences et techniques sont très intéressantes et très utiles, et j'en suis convaincu (je suis sorti d'une grande école d'ingénieurs et j'ai travaillé pendant plus de trente ans dans la plus grande société informatique du monde, et lors de ma dernière quinzaine d'années d'activités professionnelles, j'ai eu des responsabilités techniques et de coordination significatives dans plusieurs des plus grands projets dans ce domaine en France), mais la recherche de la vérité au plan philosophique est incomparablement bien plus importante et bien plus fondamentale.

Bien entendu ceci est vrai pour la "vraie" philosophie (comme c'est le cas dans cet institut, et dans quelques autres rares endroits ailleurs), de la philosophie "réaliste", et non des divers "systèmes philosophiques" que l'on nous présente plus ou moins bien/mal dans l'Education Nationale et presque partout ailleurs.
Mon témoignage :  


à continuer
 


​L'enjeu fondamental


L'enjeu est, en premier lieu, rien de moins que la démonstration de l'existence d'un Être Premier, que les religions appellent Dieu, et de l'immortalité de l'âme humaine ! Et puis bien d'autres choses.

  1. La philosophie est fondamentale pour tout homme.
  2. Pour un catholique, il n'a pas à considérer la philosophie comme une fin en soi, mais elle est quand mêmefondamentale pour la raison surlignée ci-dessus, mais aussi par exemple parce que pour  être théologien catholique, cela présuppose 2 choses, nécessaires l'une et l'autre : avoir la foi catholique (toute la foi catholique), et être bon philosophe.

Objection :

Démonstration de ..., etc., si c'était vrai que l'on peut y arriver cela se saurait ?
Réponse à cette objection un peu plus bas. 



Quand on dit  "bon philosophe", c'est pour dire : de la seule véritable philosophie, c'est-à-dire la philosophie "réaliste", la philosophie du réel ; le reste n'étant que des "systèmes" philosophiques, des idéologies, des "idéalismes" —au sens philosophique du terme : "idéalisme"—, c'est-à-dire des choses qui reposent en premier lieu sur nos idées, sur notre pensée, notre subjectivité, et non sur la réalité expérimentée, sur le jugement d'existence : "ceci est" / "ceci existe").



​En ce qui concerne les catholiques, tout catholique n'a pas à être théologien (encore qu'on le soit toujours au moins un peu), mais tout théologien doit, lui, d'une part avoir la foi —et non pas être quelqu'un qui la mette en doute, en partie, ou en totalité—, et d'autre part être un vrai bon philosophe (sinon il n'est pas vraiment un théologien, en revanche il est peut-être un très grand spirituel —ce qui peut aider énormément ceux qui l'écoutent ou qui le lisent—).



Démonstration de l'existence d'un Être Premier, que les religions appellent Dieu ? Démonstration de l'immortalité de l'âme humaine ? 

Si c'était vrai que l'on peut y arriver cela se saurait ?

Eh bien l'intelligence humaine, par ses seules forces ( = sans l'aide de la foi) arrive à le démontrer. Il s'agit d'une démonstration par "induction", c'est-à-dire d'une démonstration "a posteriori" (et non pas une démonstration "a priori", qui est le mode de démonstration des mathématiques). Mais l'on constate malheureusement que cela ne se sait pas, ou très peu ; et qu'au contraire la plupart des personnes, y compris parmi les élites (au sens noble du terme) dans d'autres domaines de connaissances, le nient. Même dans l'Eglise Catholique, alors que l'Eglise Enseignante, le Magistère, enseigne pourtant que l'homme peut arriver à atteindre l'existence de Dieu (voir par exemple saint Paul —Rm I, 19-20—, également le Catéchisme de l'Eglise Catholique et d'autres textes du Magistère).

Ainsi il est étonnant de voir qu'alors que tout ceci pourrait/devrait être connu/enseigné depuis longtemps (voir en particulier le travail de saint Thomas d'Aquin), que le Magistère de l'Eglise Catholique lui-même encourage cette formation, cette recherche, que ceux —peu nombreux, à proportion— qui ont travaillé ou qui travaillent sur ces sujets font tout ce qu'ils peuvent pour transmettre cet enseignement, il est étonnant de voir que, jusqu'à ce jour, c'est très peu entendu/écouté, y compris parmi les catholiques.

Comme déjà dit, l'Eglise Catholique encourage ces formations, et elle a maintes fois insisté sur la distinction, à laquelle elle attache un grand prix pour éviter de graves confusions, entre les vérités démontrables et les vérités révélées. 

Ces vérités sont complémentaires.

Les vérités démontrables, il est bon d'en connaître la démonstration. 
Les vérités révélées constituent le contenu de notre Foi. Nous n'avons, par nous-mêmes, aucun moyen de les découvrir, de les prouver, de les vérifier. Nous les ignorerions totalement si Dieu ne nous avait pas parlé. Il s'agit donc de bien distinguer ce qui relève de la Révélation —et qui donc suppose la foi—, et de ce qui relève de ce dont on parle ici : c'est à dire de la philosophie, qui elle ne relève que de ce que peut atteindre l'intelligence humaine par elle-même (c'est à dire sans apport de la Révélation). L'existence d'un Être Premier, que les religions appellent Dieu, relève de la philosophie ; en revanche croire en ce que Dieu a dit, parce que c'est Dieu qui l'a dit, et qu'Il ne peut ni se tromper ni nous tromper, relève de la foi.

PS.
Pour ce qui concerne les catholiques :

  1. A noter en particulier que le Concile Vatican 1 a précisé de façon explicite que "Nier que l'existence de Dieu soit connaissable par la raison" est une erreur appelée FIDÉISME.
  2. A noter aussi que des personnes peuvent, par faiblesse intellectuelle, ne pas avoir la capacité de reconnaître la force de la démonstration de l’existence de Dieu : ces personnes peuvent alors faire un acte de foi en l’existence de Dieu —et de même faire aussi un acte de foi en l’immortalité des âmes humaines—. C’est dans leur cas tout à fait légitime.

Mais si nous pensons être dans ce cas, attention à ne pas confondre “faiblesse intellectuelle” et paresse : quand nous voyons tous les efforts que nous sommes capables de faire dans d’autres domaines, peut-être que si nous développions autant d’efforts pour étudier ces démonstrations il s’avèrerait que nous aurions suffisamment de capacité intellectuelle pour les comprendre et les faire nôtres.